Siria, il tramonto della dinastia Assad

Massimo Castaldo

Abstract


Syria, with a majority of Sunnis, has being ruled by a minority of Alawis since 1963. The conquest of power by this minority is a development of colonial policies of France after the First World War, as mandatory power of the League of Nations. The French took advantage of the fragmentation of Syrian population to divide the territory into separate political units and even small States, like the States of Alep and Damascus as a barrier against Arab nationalism, fearing that penetrating in Syria it could hinder their rule and have dangerous repercussions on Algeria. The French gave territorial autonomy to the Alawis, developed their economy and their education and formed with the Alawi youth the troupes spéciales, an auxiliary corps of the French Colonial Army. Well trained, it will become the nucleus of the future Syrian Army. The French policy failed, firstly because the autonomous minorities were eagerly open to nationalist ideas. The national State is based on the absolute equality of all citizens, exactly the opposite of the Islamic political system that imposes to non- Muslim an inferior status of which the minorities had suffered for centuries. Secondly, because in the neighbour territories the United Kingdom followed the policy of supporting the Arab nationalism and of bringing them to independence while establishing with them a contractual bond of friendship and cooperation. When the United Kingdom gave independence to Iraq in 1930 France had to follow suit: Syria gained half independence in 1936 under French tutelage and full independence after the Second World War. Two main parties contended for government, on the right the Syrian Social Nationalist Party of Christian origin, on the left the nationalist and non-Marxist socialist Ba’th Party formed by a majority of Alawi officers, who in 1963 staged a military coup and imposed a Ba’th regime on the country. In 1970 Hafiz al-Assad, aviation officer, took the leadership of the Ba-th and ruled the country with absolute authority and lead an ambitious foreign policy to make of Syria an influential regional power. Towards the end of his life, he designated his son Bashar as his successor, but he had to overcome some opposition in the rank of the Party by those who maintained that the Ba-th is a revolutionary Party which does not admit dynasties. Bashar al-Assad became President in 2000. For years he couldn’t assert his authority and he was not up to his responsibilities. He was not able to, or he couldn’t make some concessions to the first peaceful popular demonstrations and now, after nearly fifty years the Alawi Ba’th regime is confronted by an armed revolt that in almost two years of fierce combats has become a civil war. We cannot say yet how this war might finish, but we can say already that the Assad dynasty is finished and that the Ba’th regime has lost any legitimacy to rule the country.La Syrie avec une majorité de Sunnites est gouvernée depuis 1963 par une minorité alaouite. La montée au pouvoir de cette minorité fut favorisée par la politique de la France, puissance mandataire de la Société des Nations après la première guerre mondiale. Les Français divisèrent le pays en petites unités autonomes, comme les États d’Alep et de Damas de sorte à faire barrière à la vague du nationalisme arabe qui déferlait alors au Moyen Orient et qui aurait pu créer des obstacles à l’administration française du pays et avoir des mauvaises répercussions en Algérie. Les Français donnèrent autonomie territoriale aux Alaouites, développèrent leur économie, prirent soin de leur éducation et formèrent avec nombre de jeunes alaouites les troupes spéciales, un corps auxiliaire des troupes coloniales françaises. Bien entrainées, elles formeront le noyau des futures forces armées syriennes. La politique française échoua, d’abord parce que les minorités autonomes accueillirent avec enthousiasme les idées nationalistes, l’État nationale ayant à sa base l’égalité de tous les citoyens, le contraire du système politique islamique d’imposer au non-musulman des conditions d’infériorité, dont les minorités syriennes avaient souffert pendant des siècles; ensuite parce que l’Angleterre pratiquait la politique de favoriser le nationalisme arabe, de conduire les peuples dont elle était mandataire à l’indépendance et de manière à maintenir avec eux des liens contractuels d’amitié et de coopération. Lorsque l’Angleterre donna l’indépendance à l’Iraq en 1930, la France dut suivre l’exemple anglais. Elle donna, sous sa tutelle, une demie indépendance à la Syrie en 1936. Après la deuxième guerre mondiale, l’indépendance de la Syrie devint complète. Les officiers alaouites de la nouvelle armée syrienne, très politisés, formèrent le party Ba-th, un party nationaliste et socialiste non marxiste et en 1963 par un coup d’État militaire ils prirent le pouvoir. En 1970 Hafiz al-Assad, officier de l’aviation, devint le chef du Ba-th et de l’État. Il gouverna le pays avec une autorité absolue et fit une politique extérieure ambitieuse pour faire de la Syrie une puissance régionale. Vers la fin de sa vie il désigna comme successeur son fils Bashar, qui devint chef de l’État en 2000. Bashar al-Assad ne fut pas à la hauteur de ses responsabilités. Quand la vague des révoltes arabes secoua la Syrie il ne sut, ou ne put pas faire face aux premières manifestations populaires pacifiques avec une politique flexible de quelques concessions aux demandes de la population. Maintenant les manifestations pacifiques sont devenues un révolte armée qui après presque deux ans de combatssanglants est désormais une guerre civile. Nous nous posons plusieurs demandes sur les résultats de cette guerre auxquelles nous ne savons pas encore donner des réponses, mais nous pouvons déjà dire que la dynastie Assad est finie et que le régime Ba-th n’a plus de légitimité à gouverner la Syrie.PAROLE CHIAVE: Politica coloniale francese; Popolazione alauita; Partito Ba-th; Hafir al-Assad; Bashar al-Assad

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